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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 14:26

Cette video est tout simplement épatante.

C'est la France qu'on aime, là, grave !

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 16:35

Qui a peur de la jeunesse ?

   

Dépister les futurs délinquants dès 3 ans, porter la responsabilité pénale à 12 ans, mesure considérée comme « de bon sens » par la Garde des Sceaux, créer des centres fermés pour délinquants dont les pratiques éducatives sont souvent contestables, faire saisir des enfants de migrants au sortir de l’école ou au sein des familles, séparer les familles pour expulser les personnes qui ne parviennent pas à être régularisées, enfermer des mineurs avec des majeurs au mépris de la loi, confondre l’information avec la répression, fouiller à corps des collégiens au prétexte de « créer de la bonne insécurité, satisfaisante à terme en matière de prévention " , alors que de l’aveu même des magistrats la délinquance des mineurs est stable quantitativement. En revanche, jamais on n’a été aussi loin dans la dénégation de la sexualité infantile, dans la revendication « au droit d’avoir un enfant » comme si l’enfant était un bien, dans le compassionnel à l’égard de tous les exclus. La société française marche sur la tête.

 

Depuis les élections présidentielles et la formation de la nouvelle Assemblée, les textes de lois et les pratiques répressives s’accumulent contre la jeunesse tandis que l’éducation et la formation deviennent des variables d’ajustement économique. Mais il est honnête de reconnaître que cette accélération s’inscrit dans un mouvement plus profond, déjà commencé sous les précédentes législatures. L’opinion, morose, tarde à s’indigner ou plutôt s’indigne au coup par coup, au gré des révélations de la presse. Éducateurs, enseignants, militants d’éducation populaire sont écœurés de voir se réduire comme peau de chagrin les moyens destinés à l’éducation et plus particulièrement à l’éducation populaire. Les associations, les groupes professionnels en sont réduits à manifester ponctuellement, à lancer des pétitions avec pour seul espoir de faire reculer la répression au cas par cas ou d’obtenir de vagues regrets. Fondamentalement, rien n’est changé. Insidieusement, s’installe l’idée que la jeunesse est dangereuse, d’autant plus dangereuse qu’elle fait partie des classes pauvres.

 

Il est temps que la société française se regarde dans le miroir et voie l’avenir qu’elle prépare : une société de vieillards (par l’âge ou par l’esprit), frileusement retranchés derrière des mesures « sécuritaires » (sécurité pour qui ?), incapables d’assumer leurs tâches éducatives, envahis par la morosité et la peur. En 2002, je m’interrogeais sur « le retour de Laïos », père d’Œdipe, qui n’avait pas hésité à faire suspendre son fils par les pieds jusqu’à ce que mort s’ensuive, de peur qu’il lui dérobe son trône. Comme nous le savons, l’histoire a mal fini pour tout le monde. Prenons garde de nous laisser anesthésier par des politiques irresponsables et démagogiques qui obèrent gravement l’avenir. Il nous revient non seulement de les dénoncer mais aussi d’agir au quotidien des pratiques conformément à notre éthique, celle qui respecte en l’enfant la promesse d’avenir.

 

Françoise Clerc

Professeur émérite

Université Lyon 2

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 11:18

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 10:46

Quelle déception pour GRAINEDANANAR que le vent n'ai porté cette bonne nouvelle que quand tout était déjà complet ! Mais quel plaisir de vous revoir, avec les potes d'Eiffel, eux aussi vous étant très fidèles... Puis des extraits sont passés à la télé, les videos amateures ont fleuri sur Facebook et voici enfin la vôtre, lisible et audible...

Vos années noires furent aussi un peu les nôtres, vous n'avez pas manqué de vous en apercevoir... vous nous avez beaucoup manqué et nous nous sommes quelque peu raccornis...

On dit qu'un nouvel album se prépare avec vos amis de Noir Désir... ça fait déjà une bonne raison de rester en vie.

 


 
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 13:45

Cher(e)s collègues, si vous ne comprenez rien à ce qui vous arrive depuis 10 ans, allez au CDI, vous trouverez sûrement Le Monde Diplomatique d'Octobre 2010, et lisez l'excellent dossier au titre évocateur : "Feu sur les enseignants".

      Longtemps on a parlé d'une vocation de l'enseignant. Ce devait désigner cette sorte d'élan à répéter pendant 40 ans ce que l'on sait déjà soi-même à un auditoire plus ou moins convaincu de votre légitimité, afin de passer le relais aux générations futures dans l'idéal d'un possible progrès de la condition humaine. Il a existé une époque où devenir instituteur était partie intégrante de la mythologie de la classe ouvrière, une image positive et digne de la réussite sociale, parce qu'elle signifiait ascension par le savoir.

      Depuis, bien sûr, Bourdieu et ses Héritiers nous avaient quelque peu déniaisés. Mais cela n'apparaissait pas sans issue. Si l'école avait tendance à exiger des élèves des compétences et des savoirs dont elle devait plutôt assurer l'enseignement pour égaliser les conditions des élèves issus de milieux favorisés et de milieux défavorisés, cela voulait dire qu'elle avait une mission éducative et culturelle (faire lire, donner un accès facilité à la lecture, aux livres et plus généralement à la culture. A ce propos, des mesures démocratiques comme Collégiens / Lycéens / Apprentis au Cinéma vont dans ce sens, pour ne donner qu'un exemple.)

      Si un quelconque pédagogue qui fait aujourd'hui autorité dans les milieux très sélect des "experts" et autres "techniciens" des SCIENCES de l'Education, lit ces lignes - ce qui m'étonnerait beaucoup, je ne vois pas comment il arriverait jusqu'ici - il doit être parfaitement exaspéré au contact d'un tel verbiage, désuet, démodé, has been, non "innovant".

      Monsieur, lui dirai-je, si vous avez le label du vocabulaire qui change au gré des modes (IUFM, Rased, RAR, PPCP, AI, AP etc...)  les idées sont à tout le monde, et j'insiste à ne pas parler votre langue, car je n'appartiens pas à votre secte. On sait combien les mots sont des marqueurs sociaux.

      J'ai assez oeuvré dans les marécages philosophiques pour savoir que l'éducation est la plus périlleuse mission que l'humanité se soit adjointe, mais qu'il n'en est aucune qui soit à ce point essentielle.

      Or, éduquer, c'est aussi, vous ne l'ignorez pas, dresser, manipuler, influencer. C'est pourquoi l'éducation, qui n'est qu'un moyen, dépend de la finalité qu'on lui donne.

      On lui donna successivement les finalités suivantes : d'abord, faire de l'élève un individu éclairé, c'est-à-dire parce que connaissant les chaines qui le lient à sa condition humaine, être capable de ne plus les subir : penser par soi-même, être indépendant, libre. C'était l'idéal des Lumières qui défendaient une éducation publique, gratuite et laïque.

      Puis, au début du XXème siècle, parce que le monde avait évolué, on donna à cette idée une teinte plus sociale (c'était l'air du temps) qui pourrait se résumer à cette idée : donner à l'individu, par l'intermédiaire de l'accès au savoir , les conditions de son ascension sociale. Si ce n'était pas tout à fait la liberté des philosophes, au moins était-ce un sacré moyen de libération de l'aliénation dans laquelle était plongée la classe ouvrière.

      Mais depuis qu'il n'y a plus de modèle alternatif à l'ULTRA-CAPITAL, il n'est plus question de se libérer. L'unique et absolu mot d'ordre depuis les années 80 est celui-ci : INTEGRER ou EXCLURE.

     De nos jours, le sens de la vie s'est terriblement réduit à avoir un travail, gagner de quoi vivre, être inséré socialement. Sinon, tu es exclu, mais en plus, on va te chercher des noises et te demander pourquoi.

     Alors, les apôtres de l'ULTRA se sont retournés vers l'école qui coûte si cher au contribuable et qui apprend des "choses qui servent à rien, qui donne pas un travail..." On a sommé l'école d'être efficace et d'adapter ses pratiques au monde du travail. Et le monde du travail, vous vous en êtes aperçu, il bouge très vite, surtout depuis qu'il est connecté à la bulle boursicotteuse.

     Donc, pour être efficace et s'adapter, l'école a  spécialisé (de plus en plus tôt et dans les deux sens, général, technologique, professionnel mais aussi SEGPA pour les exclus dès le départ de la libération par le savoir), ZEP (comme s'il y avait des zones sur le territoire national qui étaient plus prioritaires que d'autres) etc... A l'autre bout de la chaine (eh oui), peu de travailleurs qualifiés qui gagnent simplement leur vie et une course à une main d'oeuvre non qualifiée payée rien et corvéable à merci pour que l'Europe soit compétitive sur les marchés...

     A cette fin, l'école doit produire des individus aux faibles savoirs et savoir-faire qui supporteront sans se rebeller collectivement une régression dans leurs droits et leurs conditions de vie. Et voici comment cette nouvelle finalité a anéanti la finalité originelle.

     Ainsi, l'enseignant "innovant" doit-il être avant tout un bon technicien et s'adapter aux rafales de textes officiels qui "réforment" tout azimut... quoi ? on se le demande. Un enseignant n'a plus à avoir d'exigence en matière disciplinaire, il doit évaluer des compétences, hein, des savoir-faire. Autrement dit, "on s'en fout qu'ils connaissent les dates de la Seconde Guerre Mondiale pourvu qu'ils sachent en faire la recherche sur Wikipedia". Un enseignant ne note plus le degré de connaissance d'un savoir (l'Histoire par exemple) mais il note "la capacité à faire la recherche sur Wiki".

     Les feu IUFM ont été, au passage, ces dernières années de bons soldats de cette pédagogabgie, mais à trop collaborer et à ne pas s'en apercevoir, ils ont été mal récompensés et se sont vus biffés.

     Enseigner, ma pauv' Lucette, c'est sûr, c'est plus ce que c'était. ETRE ENSEIGNANT AUJOURD'HUI = BOITE VOCALE POUR SIGNALER LE CHEMIN VERS LE CONSEILLER D'ORIENTATION.

     Vous savez ce que répondait un formateur de l'IUFM de Prout aux stagiaires PLP (enseignants en lycée pro) qui déploraient les lacunes énormes en connaissances de base de leurs élèves âgés de 14 à 21 ans ? Mais, que la société avait besoin de balayeurs, d'éboueurs... je rajouterai et de ses chômeurs et précaires pour faire tourner l'entreprise socialo-humanitaire...

    En 3ème, les enseignants doivent faire passer l'ASSR, attestation de sécurité routière. Ca prend plein d'heures, c'est un peu comme un mini-code. Ben oui, mais c'est utile, parce que le futur chômeur, faut qu'il soit mobile pour aller chez Paulan Ploie. Pas de salut sans mobilité, autant t'prévenir dès le plus jeune âge! Je sais pas vous, cher(e)s collègues, mais moi j'ai pas eu de formation auto-école lors de ma belle année d'IUFM. Ce n'était qu'un exemple, et c'est pas le plus crétin, parce que sinon on leur apprend aussi beaucoup à être des éco-consommateurs, ah oui !

     Et puis, c'est fini la sélection des profs sur concours disciplinaire. C'est les chefs d'établissements qui vont choisir leur prof "sur profil". Aussi, en histoire-géo, si tu postules en ZEP, c'est mieux si tu es dans une association de kung-fu que si tu pratiques le piano...

     Cher(e)s collègues, regardez bien vos derniers collègues partir à la retraite cette année, ce sont les derniers specimens d'une civilisation disparue.

     Pour arriver jusqu'à la retraite, si on veut pas se faire virer ou dépasser par de jeunes loups, va falloir laisser ses idéaux de libération par le savoir au vestiaire et prendre le masque rieur du "désir d'entreprendre". Vous n'étiez pas préparés ? Ah bon ? Mais le monde tourne, vous savez, il tourne !

     Pourtant, le savoir, c'est ce qui nourrit l'esprit. Interdire à un individu son accès, c'est le condamner à n'être qu'un maillon indifférencié de la grande chaîne. C'est, dès l'entrée, lui interdire le chemin de son émancipation. Et pour paraphraser l'excellent titre de l'excellent livre de Wilfried N'Sondé, quand les esprits se sont tus, on n'entend plus que le bruit des machines.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 00:00

Magnifique Loïc Lantoine... d'ailleurs, les Pictaves, il passe au Confort Moderne le vendredi 10 décembre à 21h00 si mes indics sont sûrs...

 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 10:43

 

     Ah ben oui, les jours pluviotent, GRAINEDANANAR se laisse un peu plus facilement entrainée dans les salles de cinéma...

    On a dit que HORS-LA-LOI était un film anti-français. Il paraît d'ailleurs que certains l'ont dit avant de l'avoir vu. Que R.Bouchareb était coupable de révisionnisme. Pour d'autres encore, moins polémiques, mais certainement historiens émérites, il fait des raccourcis... Si être "révisionniste", c'est contredire la version sarkofficielle des bienfaits de la colonisation, alors, oui, dans un monde où la confusion et le renversement des valeurs est une politique d'Etat, HORS-LA-LOI est un film "révisionniste".

     La guerre d'Algérie est une histoire française, c'est l'histoire d'une guerre civile dont l'issue sera l'advenue à l'indépendance de la nation Algérienne. C'est aussi l'histoire de l'Algérie. Elle est donc abordable des deux points de vue. Et si Bouchareb choisit de la montrer du point de vue d'une fratrie algérienne, parole est donnée également (de façon brève) à l'autorité coloniale à travers le flic Faivre, ex-résistant, qui exprime la vision gaullienne de la guerre d'Algérie : de Gaulle aime tant la France et son indépendance (mise à mal lors de la Seconde Guerre Mondiale), qu'il ne voit pas de salut pour sa nation dans le rapport de puissances mondiales de l'époque (guerre froide) si elle est mutilée de son empire colonial. Et Abdelkader, membre radical du FLN, de lui répliquer: moi aussi je suis gaulliste (sous-entendre, je ne fais rien d'autre que d'exiger pour mon peuple, le droit à l'autodétermination et à la liberté). Faivre, comme de Gaulle le pensait lui-même au fond, veut bien l'entendre, et lui promet que les colonisés auront très bientôt les mêmes droits civiques que les colons, que oui, c'est normal, les hommes sont égaux... mais la rupture est consommée... Sétif est trop insurmontable... les Algériens du FLN ne veulent pas seulement l'égalité, ils veulent la liberté, la souveraineté de leur nation, et ça, seul l'engagement dans la lutte armée peut le leur procurer plus rapidement, pensent-ils.

     L'idée de souveraineté nationale est une idée des peuples colons. Les colonisés la leur ont empruntée pour se libérer eux-mêmes. On leur promettait l'égalité, pourquoi leur refusait-on les moyens d'y parvenir réellement ?

     Quant à la lutte armée, certains ont l'air de déplorer que le film montre qu"'il y a du bien et du mauvais partout". Et ben oui, ma pauvre Lucette, c'est pas faux ! Ca aussi, ça révisionne la tendance "pays de Candy" où il y a d'un côté les "méchants" (immigrés, chomeurs, jeunes...) et de l'autre, séparés par une barrière très étanche, les "gentils" (Sarko, Hortefeux, Besson...). Les histoires de libération sont toujours faites de sang et de terreur, sommes-nous à ce point naïfs ? Il y a toujours quelqu'un qui a intérêt à nous persuader qu'il sait mieux que nous-mêmes comment nous libérer... Magnifique Saïd, anti-héros individualiste et opportuniste, interprété par Djamel Debbouze, qui incarne très bien l'idée selon laquelle "si tu ne t'occupe pas de politique, la politique s'occupe de toi".

     Et quand le film s'achève sur la foule algérienne libérée, on sait, nous spectateurs, que la réelle libération du peuple algérien n'est pas encore parfaitement achevée et qu'elle a connu, il y a peu de temps encore, des épisodes d'une intense tragédie.

      Et puis, allez-y aussi  parce que c'est vraiment un bon divertissement, susceptible de vous culturer au passage et pour le même prix ! Y a une esthétique à la Il était une fois l'Amérique, une ambiance de résistance à la Claire Etcherelli (Elise ou la vraie vie) ou encore à la Daeninckx dans ses romans noirs sur le sujet. De l'action, de la violence et tout et tout...

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 09:39

Affiche_Romanes_1.jpgGRAINEDANANAR n'a plus de mots pour qualifier l'acharnement psychotique de notre gouvernement, elle vous laisse en compagnie du sage couple Romanès, qui saura mieux vous parler que moi et peut-être mieux vous convaincre de dire NON, NON à cette politique qui souille la dignité des hommes de toute nationalité.

 Signez cette pétition et surtout faites-la tourner, merci pour eux et pour nous.

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 18:57

antisocial.jpgSi vous cliquez ici, vous lirez un excellent texte de réality-fiction, je ne sais comment dire. Ce texte a été cédé par son auteur à un site d'amélioration du français à usage plutôt pédagogique "Cours toujours".

Son nom d'auteur Brice CHELANT est inconnu. Sa nouvelle se nomme Antisocial 2015. Ce texte est à lire... d'urgence. Et si vous connaissez cet auteur, je serais curieuse...

Résumé : l'histoire du burn out d'un individu dans le burn out d'une société pas vraiment exotique. Ah oui, et pour ceux qui n'auraient pas travaillé en Suisse, le "burn out" est une expression qui signifie généralement épuisement professionnel.

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 00:00

A part le vers "si vous aimez votre peuple" et quelques références historiques, y a pas grand-chose à modifier pour que le peuple français s'approprie cet hymne pour les deux ans qui suivent... la France, République bananière ?

 

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