AGENDA HYSTERIQUE D'UNE REVOLTE.
On sait, il faut faire des économies, et une des promesses éléctorales de Nicoléon était de dégraisser la fonction publique. Les ministères les plus touchés sont l'Education Nationale, la Défense et le Budget. "En contrepartie, le gouvernement espère réaliser 800 millions d’euros d’économie par an, dont la moitié sera « rendue aux fonctionnaires », explique-t-on à Bercy. La mesure sert par exemple à financer le versement d’une prime de 1 500 € pour les jeunes enseignants. Brigitte Jumel, secrétaire générale de l’UFFA-CFDT, craint pour sa part que l’« on troque des emplois contre des améliorations salariales » [La Croix : "La fonction publique réduit encore ses effectifs".]
C'est aberrant ! Non, on ne troque pas des emplois contre des améliorations salariales, on achète l'obéissance servile avec des miettes.
Pourquoi une prime pour les jeunes enseignants ? Parce que la profession n'attire pas les masses. Image et réalité du métier fortement dégradées, médiocrité des salaires, même si en ces temps de crises et d'incertitudes économiques, on ne crache pas dans la soupe, elle est plus maigre qu'avant mais elle n'est pas encore aux cailloux !
Alors, pour récompenser les petits soldats de l'ombre et leur faire supporter toutes les brimades, on appâte l'apprenti-prof avec l'équivalent d'un 13ème mois. Voilà, c'est tout. Et il y a des syndicats pour appeler ça une amélioration salariale ? De qui se fout-on ?
Ben, de nous. Nous serons moins à exercer et nos classes se rempliront encore un peu, nous contraignant à délivrer de plus en plus un service (et plus des savoirs qui exigent d'autres conditions).
Mais bon, faut bien financer les portiques automatiques.