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AGENDA HYSTERIQUE D'UNE REVOLTE.

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MARRE D'ÊTRE UN SYMPTÔME ???

Si vous aussi, vous en avez marre de cette société où il faut toujours un coupable, où c'est le règne de la peur, du bouc-émissaire interchangeable... je vous conseille d'aller lire l'excellent article de
Georges YANG sur AgoraVox : Vers l'infantilisation et l'américanisation de la société française au lien suivant :
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G
Cher Georges, merci de votre petite visite sur le site. Votre article m'avait plu parce que je partage vos analyses sur la psychologisation et la judiciarisation des rapports humains. Je pense effectivement qu'un certain discours omniprésent n'envisage les êtres humains que comme éternels symptômes (et pour cela n'attend pas forcément l'advenue d'une catastrophe qui elle peut être tout à fait réelle) : c'est bien joli de se donner des circonstances psychologiques et/ou sociologiques atténuantes : "vous n'allez pas bien, c'est normal, vous n'avez pas eu de parents, vous avez vécu un traumatisme, vous êtes issus d'un milieu défavorisé, on vous a fait ceci cela, votre maman, votre patron, votre voisin etc..." mais cela a surtout pour conséquence de victimiser les individus et de les déposséder un peu plus de la liberté de ré-écrire leur propre histoire. Cela ne veut évidemment pas dire que ce qui leur arrive soit "de leur faute", il ne s'agit pas de remplacer la déculpabilisation totale par la culpabilisation absolue, mais l'omniprésence de ce discours : "ce n'est pas ma faute, donc c'est nécessairement la faute d'un autre" dépossède l'individu de sa capacité à se réapproprier sa propre histoire, à lui donner un sens intime et personnel. C'est pourquoi d'ailleurs ces individus, pour que leur "malheur" prenne un sens, s'en remettent très vite à la procédure judiciaire, qui leur livrera, pensent-ils, une reconnaissance, donc un sens. Là où cela peut devenir cruel, c'est lorque la justice ne leur livre pas le verdict escompté.Oui, je pense comme vous, qu'à trop fixer les malheurs, on participe au mal-être. Je pense aussi que l'oubli rend la vie vivable. Et que l'oubli (il ne s'agit pas d'amnésie) a pour condition de possibilité la réappropriation de ses expériences, démarche en réalité qui s'accomode mieux de l'intimité d'une longue thérapie que d'un déballage sur la place publique, qui, bien souvent trahit la souffrance réelle en jetant en pâture au public la détresse intime de réelles victimes. Mais là aussi, les victimes sont souvent abusées, on leur fait croire que leur souffrance trouvera compensation dans la publicité de leur malheur et dans l'argent qu'on peut en récupérer. Evidemment, par rapport à un psy qu'il faut payer, c'est moins séduisant.Au niveau politique, le fait de considérer les individus comme d'éternelles victimes, c'est une belle occasion de retomber dans le paternalisme  : "oh, mes pauvres, mais c'est vraiment dégueulasse ce qu'on vous a fait là, laissez-moi faire, j'ai la solution", et, comme c'est tendance, d'annuler le principe de liberté...qui serait plus coûteux. Aussi, parce que la liberté, c'est beaucoup de temps et de courage... à qui ces valeurs parlent-elles encore un peu ?
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G
Curieux de savoir ce qui vous plait dans ma prose! Bien à vous!
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